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Texte de l'article intégral

La Patrie (2)
22 décembre 1908

Hiver 1908: les marchands ont un Noël difficile


Au Marché Bonsecours les marchands servent leur clientèle accoutumée, tandis que les cultivateurs reçoivent plutôt la clientèle de passage.

L’intérieur du marché a gardé le même aspect qu’aux jours ordinaires. Pour le jour de Pâques il se pare de fleurs de papier de toutes nuances ; mais aujourd’hui comme tous les autres jours, il n’a d’autre parure que les énormes quartiers d’animaux gras, ou les multiples échantillons de la basse-cour, suspendus à d’énormes crochets à l’entrée des étaux.

L’extérieur du marché présente un coup d’oeil plus joyeux. On se trouve exposés là, sur des comptoirs, des échantillons de tous les produits de l’industire agricole ou ménagère, depuis le beurre de choix qui se vend jusqu’à 30 cents la livre jusqu’au bâton de gomme d’épinette qui se détail à un sou ; depuis la dinde énorme, pesant 35 livres, jusqu’à la plus petite poule d’eau ; depuis les porcs énormesjusqu’aux plus mignons cochons de lait. Et nous avons vu encore, comme produit de l’industrie domestique, de beaux chaussons de laine, de bonnes grosses mitaines chaudés pour les mains des rudes travailleurs.

Nous avons dit plus haut que le prix de tous les produits était élevé. On peut en juger par quelques prix que nous donnerons ci-dessous.

Parlons d’abord de la dinde : car c’est elle qui aujourd’hui a les honneurs du marché. Le prix moyen est de 16 à 18 cts, mais nous en avons vu dont le propriétaire demandait 20 cts la livre ; une autre dinde s’est vendue 22 cts, et une de ses compagnes de la même basse-cour, pesant 19 livres, s’est vendue $3.50. À la campagne, la dinde se vend couramment de 12 à 15 cts la livre.

Les poulets se vendent au couple entre 80 cts et $1.00 et à la livre de 11 à 18 cts.

L’oie de détaille de 12 à 13 cts. Il s’en est vendu pesant jusqu’à 17 livres.

Les canards se vendent de 11 à 13 cents, et des gourmets ont payé jusqu’à 16 cts pour de beaux “sujets”.

Les prix du porc n’ont pas varié.  Les savoureux cochons de lait, les plus mignons, se vendent depuis $1.50 à $2.50.

L’agneau   se vend 15 cts, quartier de derrière, et 10 cts la partie de devant. Le mouton se vend 10 cents à l’avant et 12 derrière.

Parmi les produits laitiers, le beurre seul se vend le gros prix. Le beurre de ferme se vend 30c. Le beurre de crémerie se vend de 28 à 32 cents.

Les pommes se vendent très cher. On demandait, ce matin, $5.00 le baril et 75 cents la caisse.

Telle est la physionomie et l’état du marché des produits de la ferme ce matin.

Mainetenant, vu que Noël tombe vendredi, jour de marchém il y aura marché mercredi et jeudi ; de même en sera-t-il la semaine prochaine.

 

Au Marché Bonsecours les marchands servent leur clientèle accoutumée, tandis que les cultivateurs reçoivent plutôt la clientèle de passage.

L’intérieur du marché a gardé le même aspect qu’aux jours ordinaires. Pour le jour de Pâques il se pare de fleurs de papier de toutes nuances ; mais aujourd’hui comme tous les autres jours, il n’a d’autre parure que les énormes quartiers d’animaux gras, ou les multiples échantillons de la basse-cour, suspendus à d’énormes crochets à l’entrée des étaux.

L’extérieur du marché présente un coup d’oeil plus joyeux. On se trouve exposés là, sur des comptoirs, des échantillons de tous les produits de l’industire agricole ou ménagère, depuis le beurre de choix qui se vend jusqu’à 30 cents la livre jusqu’au bâton de gomme d’épinette qui se détail à un sou ; depuis la dinde énorme, pesant 35 livres, jusqu’à la plus petite poule d’eau ; depuis les porcs énormesjusqu’aux plus mignons cochons de lait. Et nous avons vu encore, comme produit de l’industrie domestique, de beaux chaussons de laine, de bonnes grosses mitaines chaudés pour les mains des rudes travailleurs.

Nous avons dit plus haut que le prix de tous les produits était élevé. On peut en juger par quelques prix que nous donnerons ci-dessous.

Parlons d’abord de la dinde : car c’est elle qui aujourd’hui a les honneurs du marché. Le prix moyen est de 16 à 18 cts, mais nous en avons vu dont le propriétaire demandait 20 cts la livre ; une autre dinde s’est vendue 22 cts, et une de ses compagnes de la même basse-cour, pesant 19 livres, s’est vendue $3.50. À la campagne, la dinde se vend couramment de 12 à 15 cts la livre.

Les poulets se vendent au couple entre 80 cts et $1.00 et à la livre de 11 à 18 cts.

L’oie de détaille de 12 à 13 cts. Il s’en est vendu pesant jusqu’à 17 livres.

Les canards se vendent de 11 à 13 cents, et des gourmets ont payé jusqu’à 16 cts pour de beaux “sujets”.

Les prix du porc n’ont pas varié.  Les savoureux cochons de lait, les plus mignons, se vendent depuis $1.50 à $2.50.

L’agneau   se vend 15 cts, quartier de derrière, et 10 cts la partie de devant. Le mouton se vend 10 cents à l’avant et 12 derrière.

Parmi les produits laitiers, le beurre seul se vend le gros prix. Le beurre de ferme se vend 30c. Le beurre de crémerie se vend de 28 à 32 cents.

Les pommes se vendent très cher. On demandait, ce matin, $5.00 le baril et 75 cents la caisse.

Telle est la physionomie et l’état du marché des produits de la ferme ce matin.

Mainetenant, vu que Noël tombe vendredi, jour de marchém il y aura marché mercredi et jeudi ; de même en sera-t-il la semaine prochaine.