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Texte de l'article intégral

La Patrie (1)
22 décembre 1908

Hiver 1908: les marchands ont un Noël difficile


Les produits de choix de la campagne sont rares comme, à la ville, l’argent, explique candidement un brave cultivateur.─La dinde, plat de résistance traditionnel des dîners de Noêl, fait gros prix.

Ce devrait être aujourd’hui grand jour de marché, puisque nous sommes à la veille de Noël et du premier de l’an.On eût pu s’imaginer voir ce matin tout la place Jacques-Cartier, et les alentours du Marché Bonsecours couverts de voitures de cultivateurs, venus de tous les points du district et des districts voisins, pour vendre leurs produits agricoles ou laitiers : on eût pu s’imaginer voir le marché de Bonsecours pris d’assaut en quelque sorte, par les consommateurs avides de s’approvisionner pour les fêtes. Mais rien de tel ne s’est produit. De l’opinion d’un grand nombre d’habitués du marché et de ses places, le marché de ce matin est le moins considérable que nous ayons eu depuis nombre d’années, comme marché de Noël.

Nos lecteurs veulent-ils connaître la raison de cet état des choses? Ce que disait ce matin un cultivateur au représentant de LA PATRIE, auquel ce dernier demandait la cause du si petit marché de Noël que nous avons.

“J’entends par “beau butin” ajouta-t-il les beaux animaux comme les beaux légumes. La grande sécheresse qui a sévit tout l’été est la cause que les produits ne sont pas aussi beaux que l’année dernière, par exemple, et d’autre part leur rareté fait monter les prix.

“Et puis, fait remarquer notre interlocuteur, les “gens de la ville” ont moins d’argent : l’année a été plus dure pour eux aussi, comme pour nous autres.”

Ces observations du vieux cultivateur sont d’une grande justesse─personne ne le contredira. Et les [il manque un mot] expriment une vérité d’ordre économique. Il est vrai que les beaux produits de la ferme, comme la terre sont plus rares et leurs prix est de beaucoup plus élevé que l’année dernière. Tout est cher.

(Suite à la 11e page.)

Les produits de choix de la campagne sont rares comme, à la ville, l’argent, explique candidement un brave cultivateur.─La dinde, plat de résistance traditionnel des dîners de Noêl, fait gros prix.

Ce devrait être aujourd’hui grand jour de marché, puisque nous sommes à la veille de Noël et du premier de l’an.On eût pu s’imaginer voir ce matin tout la place Jacques-Cartier, et les alentours du Marché Bonsecours couverts de voitures de cultivateurs, venus de tous les points du district et des districts voisins, pour vendre leurs produits agricoles ou laitiers : on eût pu s’imaginer voir le marché de Bonsecours pris d’assaut en quelque sorte, par les consommateurs avides de s’approvisionner pour les fêtes. Mais rien de tel ne s’est produit. De l’opinion d’un grand nombre d’habitués du marché et de ses places, le marché de ce matin est le moins considérable que nous ayons eu depuis nombre d’années, comme marché de Noël.

Nos lecteurs veulent-ils connaître la raison de cet état des choses? Ce que disait ce matin un cultivateur au représentant de LA PATRIE, auquel ce dernier demandait la cause du si petit marché de Noël que nous avons.

“J’entends par “beau butin” ajouta-t-il les beaux animaux comme les beaux légumes. La grande sécheresse qui a sévit tout l’été est la cause que les produits ne sont pas aussi beaux que l’année dernière, par exemple, et d’autre part leur rareté fait monter les prix.

“Et puis, fait remarquer notre interlocuteur, les “gens de la ville” ont moins d’argent : l’année a été plus dure pour eux aussi, comme pour nous autres.”

Ces observations du vieux cultivateur sont d’une grande justesse─personne ne le contredira. Et les [il manque un mot] expriment une vérité d’ordre économique. Il est vrai que les beaux produits de la ferme, comme la terre sont plus rares et leurs prix est de beaucoup plus élevé que l’année dernière. Tout est cher.

(Suite à la 11e page.)