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Texte de l'article intégral

Le Petit journal (1)
14 septembre 1947

Le marché Bonsecours est rénové


On procède à la réparation du marché Bonsecours, qui fut jadis l’hôtel de ville et parlement du Canada.

L’on cherche par tous les moyens possibles à conserver le marché Bonsecours, qui a déjà été l’hôtel de ville de Montréal et qui, durant quelques jours, a servi de parlement canadien, après l’incendie de ce dernier à Montréal. On a réparé et peinturé le fronton ainsi que les lettres qui étaient brisées et l’on procède acuellement à la réparation de la coupole. Il y a des salles, au deuxième étage de cet immeuble, assez vastes pour asseoir 1,300 personnes à table, c’est dire qu’il est possible d’y tenir des expositions.

Le fronton du marché Bonsecours a changé d’aspect. En effet, on a réparé les lettres de bois qui étaient brisées, comme le laisse voir les photographies ci-contre. Au-dessus, les mots “hôtel de ville”, de chaque côté du blason, étaient enocre visibles, bien que les lettres eussent été enlevées depuis longtemps. Les anciennes armoiries sont très bien conservées.

La photo qui a été prise cette semaine démontre que les mots sont complets. On voit aussi les échafaudages tout autour du dôme, qui avait grandement besoin de réparations.

Cet édifice est l’acien hôtel de ville de Montréal. M. E.-Z. Massicotte nous dit que “Bonsecours fut l’hôtel de ville modèle pendant un quart de siècle”.

Montréal avait depuis longtemps besoin d’un hôtel de ville, mais il fallait de l’argent et il fallait aussi trouver un emplacement pour le construire. On commença à s’occuper du projet vers 1842. On ne songeait pas à s’éloigner des édifices publics : écoles, magasins, églises, salles de lecture, banques, etc. Le centre de Montréal se trouvait non loin des rues St-Paul, Notre-Dame, St-Jacques et des Fortifications ; les rues transversales logeaient les professionnels, les rentiers, les négociants.

L’on fit des études de projets semblables aux Étas-Unis et l’on constata que ces immeubles donnaient asile, non seulement à l’hôtel de ville, mais servaient aussi de caserne de pompiers, de salles de réceptions, de bureaux pour les services municipaux et de poste général de police.

La ville acheta, en jullet 1842, l’immeuble de la succession Gay, afin de prolonger la rue Claude jusqu’au St-Laurent. Mais on changea d’idée.

John Molson

Un cadeau fut fait à la ville de Montréal : John Molson donna un terrain situé sous la section est du marché Bonsecours actuel. C’était un emplacement historique ; les intendants de la Nouvelle-France y demeuraient sous le régime français et sir John Johnson, sous le rgime anglais, y aménagea l’édifice qui prit les proportions d’un manoir. Il fut par la suite transformé en hôtel, par l’hon. Molson. Rasé par un imcendie, il ft reconstruit et détruit une seconde fois. La famille Molson possédait aussi le théâtre Royal, situé à côté.

En 1844, la ville acheta tous ces édifices. L’on procéda rapidement à la démolition, car l’on désirait élever la construction le plus rapidement que possible.

Les plans avaient été commandés à l’architecte William Footner, à qui l’on doit le vieux Palais de justice. Le Palais de justice, comme le Marché Bonsecours, a une…coupole.

Le 24 juin de l’année suivante, l’Institut canadien donna une grande représentation dans les salles du marché, à l’occasion de la St-Jean-Baptiste.

Parlement canadien

Le marché Bonsecours a déjà servi de parlement canadien. En effet, après l’incendie du parlement, en 1849, les Chambres y tinrent leurs réunions durant quelques jours avant de déménager au théâtre Hayes, place Dalhousie.

C’est le 24 janvier 1852 que la première assemblée du conseil de la ville de Montréal fut tenue au marché Bonsecours, sous la

(suite à la page 33)

On procède à la réparation du marché Bonsecours, qui fut jadis l’hôtel de ville et parlement du Canada.

L’on cherche par tous les moyens possibles à conserver le marché Bonsecours, qui a déjà été l’hôtel de ville de Montréal et qui, durant quelques jours, a servi de parlement canadien, après l’incendie de ce dernier à Montréal. On a réparé et peinturé le fronton ainsi que les lettres qui étaient brisées et l’on procède acuellement à la réparation de la coupole. Il y a des salles, au deuxième étage de cet immeuble, assez vastes pour asseoir 1,300 personnes à table, c’est dire qu’il est possible d’y tenir des expositions.

Le fronton du marché Bonsecours a changé d’aspect. En effet, on a réparé les lettres de bois qui étaient brisées, comme le laisse voir les photographies ci-contre. Au-dessus, les mots “hôtel de ville”, de chaque côté du blason, étaient enocre visibles, bien que les lettres eussent été enlevées depuis longtemps. Les anciennes armoiries sont très bien conservées.

La photo qui a été prise cette semaine démontre que les mots sont complets. On voit aussi les échafaudages tout autour du dôme, qui avait grandement besoin de réparations.

Cet édifice est l’acien hôtel de ville de Montréal. M. E.-Z. Massicotte nous dit que “Bonsecours fut l’hôtel de ville modèle pendant un quart de siècle”.

Montréal avait depuis longtemps besoin d’un hôtel de ville, mais il fallait de l’argent et il fallait aussi trouver un emplacement pour le construire. On commença à s’occuper du projet vers 1842. On ne songeait pas à s’éloigner des édifices publics : écoles, magasins, églises, salles de lecture, banques, etc. Le centre de Montréal se trouvait non loin des rues St-Paul, Notre-Dame, St-Jacques et des Fortifications ; les rues transversales logeaient les professionnels, les rentiers, les négociants.

L’on fit des études de projets semblables aux Étas-Unis et l’on constata que ces immeubles donnaient asile, non seulement à l’hôtel de ville, mais servaient aussi de caserne de pompiers, de salles de réceptions, de bureaux pour les services municipaux et de poste général de police.

La ville acheta, en jullet 1842, l’immeuble de la succession Gay, afin de prolonger la rue Claude jusqu’au St-Laurent. Mais on changea d’idée.

John Molson

Un cadeau fut fait à la ville de Montréal : John Molson donna un terrain situé sous la section est du marché Bonsecours actuel. C’était un emplacement historique ; les intendants de la Nouvelle-France y demeuraient sous le régime français et sir John Johnson, sous le rgime anglais, y aménagea l’édifice qui prit les proportions d’un manoir. Il fut par la suite transformé en hôtel, par l’hon. Molson. Rasé par un imcendie, il ft reconstruit et détruit une seconde fois. La famille Molson possédait aussi le théâtre Royal, situé à côté.

En 1844, la ville acheta tous ces édifices. L’on procéda rapidement à la démolition, car l’on désirait élever la construction le plus rapidement que possible.

Les plans avaient été commandés à l’architecte William Footner, à qui l’on doit le vieux Palais de justice. Le Palais de justice, comme le Marché Bonsecours, a une…coupole.

Le 24 juin de l’année suivante, l’Institut canadien donna une grande représentation dans les salles du marché, à l’occasion de la St-Jean-Baptiste.

Parlement canadien

Le marché Bonsecours a déjà servi de parlement canadien. En effet, après l’incendie du parlement, en 1849, les Chambres y tinrent leurs réunions durant quelques jours avant de déménager au théâtre Hayes, place Dalhousie.

C’est le 24 janvier 1852 que la première assemblée du conseil de la ville de Montréal fut tenue au marché Bonsecours, sous la

(suite à la page 33)