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Texte de l'article intégral

La Minerve
28 décembre 1843

Position du comité spécial sur ce que doit être le nouveau marché


Le Conseil de Ville n’a encore rien décidé sur cette importante question, liée pour ainsi aux destinées de la Cité de Montréal. Des requêtes et contre-requêtes ont été présentées de part et d’autres comme s’il pouvait exister deux opinions sur ce point. Peut-on douter un instant de la nécessité absolue d’un marché dans cette partie de la cité? La place qu’on occupe maintenant étant insuffisante sous bien des rapports, en est-il une plus convenable que celle qui a été désignée par le Conseil entre les rues St. Paul et des Commissaires. Malheureusement, lorsqu’il s’agit d’un grand principe, les intérêts mesquins et les petites passions viennent toujours se mêler à la discussion. C’est ce qui a lieu dans la circonstance actuelle. Et peu importe que le marché soit érigé à dix pieds plus au nord ou plus au sud, pourvu qu’il occupe à peu près l’espace désigné par les deux rues en question. Cependant nous l’avons dit et nous le répétons le Conseil ne doit pas reculer devant les frais de l’acquisition de toutes les propriétés entre la rue La Fabrique et la rue St. Victor, et même plus loin s’il est nécessaire.

Certes il ne s’agit pas ici d’une bâtisse temporaire, mais d’un monument qui doit durer des siècles, et pour l’avantage et pour la commodité des générations futures. Quelle idée entretient-on maintenant des colons qui ont tracé les premières rues de Montréal?... Qu’ils étaient des hommes sans goût et sans prévoyance. Eh bien, tâchons de ne pas nous attirer ces reproches de la part de nos descendants. Une belle occasion se présente, il est question d’ériger un édifice qui devra puissamment contribuer à l’embellissement et la commodité de la ville. Ainsi on ne doit pas reculer devant les quelques obstacles qui se rencontrent ; plus tard, ils deviendront plus difficile, sinon impossible à vaincre.

 

Le Conseil de Ville n’a encore rien décidé sur cette importante question, liée pour ainsi aux destinées de la Cité de Montréal. Des requêtes et contre-requêtes ont été présentées de part et d’autres comme s’il pouvait exister deux opinions sur ce point. Peut-on douter un instant de la nécessité absolue d’un marché dans cette partie de la cité? La place qu’on occupe maintenant étant insuffisante sous bien des rapports, en est-il une plus convenable que celle qui a été désignée par le Conseil entre les rues St. Paul et des Commissaires. Malheureusement, lorsqu’il s’agit d’un grand principe, les intérêts mesquins et les petites passions viennent toujours se mêler à la discussion. C’est ce qui a lieu dans la circonstance actuelle. Et peu importe que le marché soit érigé à dix pieds plus au nord ou plus au sud, pourvu qu’il occupe à peu près l’espace désigné par les deux rues en question. Cependant nous l’avons dit et nous le répétons le Conseil ne doit pas reculer devant les frais de l’acquisition de toutes les propriétés entre la rue La Fabrique et la rue St. Victor, et même plus loin s’il est nécessaire.

Certes il ne s’agit pas ici d’une bâtisse temporaire, mais d’un monument qui doit durer des siècles, et pour l’avantage et pour la commodité des générations futures. Quelle idée entretient-on maintenant des colons qui ont tracé les premières rues de Montréal?… Qu’ils étaient des hommes sans goût et sans prévoyance. Eh bien, tâchons de ne pas nous attirer ces reproches de la part de nos descendants. Une belle occasion se présente, il est question d’ériger un édifice qui devra puissamment contribuer à l’embellissement et la commodité de la ville. Ainsi on ne doit pas reculer devant les quelques obstacles qui se rencontrent ; plus tard, ils deviendront plus difficile, sinon impossible à vaincre.